Maurer s’inquiète pour rien

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Lors de l’acceptation du budget 2022 de la Confédération par les Conseils aux Etats et National (avec un déficit prévu à 2 milliards), notre ministre Maurer lance encore une absurdité « ce qui m’inquiète, c’est l’insouciance avec laquelle on gère cette dette ».

Pour information, la dette brute du secteur des administrations publiques de Suisse avoisine les 237 milliards de francs; dont la Confédération détient à elle seule 110.5 milliards de francs de dette. Chiffres à relativiser car l’endettement de la Confédération et des cantons ne s'élève qu’à 28% du PIB, contre plus de 100% pour la zone euro !

Premièrement, M. Maurer a de la chance de ne plus avoir le poids mort et nuisible qui dirigeait l’AFF jusqu’en février 2021 ; ancien pseudo-syndicaliste mais réel magouilleur et parvenu de l’administration fédérale. Bref un produit génuine de la gauche suisse ; à savoir à la botte du pouvoir (même détourné) et qui dupe la frange de la population qui compose son électorat et dont ceux qui détiennent le pouvoir de parti ont des références « caviar ».

Pourquoi Diable rembourser cette dette illégitime ?

Dans le passé on aurait lancé la machine à billets et malgré un passage inflationniste manœuvrable l’on aurait passé le cap. Mais pourquoi notre gouvernement ne prend pas en main sa monnaie comme il l’a toujours fait ?

En Europe, depuis la signature du Traité de Maastricht de 1992, les Etats n’ont plus la possibilité d’emprunter à leur propre banque centrale ou à la Banque centrale européenne (BCE). Pour financer leurs déficits, ils doivent emprunter aux marchés financiers, c’est-à-dire aux grandes banques privées. Cette interdiction d’emprunter directement à la BCE, confirmée par l’article 123 du Traité de Lisbonne, a entraîné un surcoût financier énorme pour les finances publiques des Etats membres de l’UE. Ce n’est pas propre à l’UE, cette pratique douteuse, tous les pays occidentaux se sont obligés à sa suivre. Bizarre.

D’ailleurs, comme motif, les partisans de l’article 123 du Traité de Lisbonne, prétendent que l'histoire montre que les banques centrales directement dépendantes du gouvernement courent davantage le risque de perdre de vue l'objectif de la stabilité des prix.
Mais comme par hasard, pas l’inverse, le fait de mettre à genou la population des pays qui sont contraints de rembourser une dette non légitime ; et ce au bénéfice des grandes banques privées ! On ne regarde pas les conséquences néfastes de cette politique qui corrompt notre système.

Pour information, les instituts bancaires privés prêtent six fois le montant de leur avoir. Bref à découvert et sur le néant, ces banques arrivent à toucher des intérêts de la dette qui n’est pas légitime.

Sacré cadeau fait aux banques par nos gouvernants ! Qui en a eu l'idée ?

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