Remplacer le serment par une charte

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Avec cette montée d’actes illégaux ou immoraux de la part de nos élus aux exécutifs en territoire genevois, les journalistes et dirigeants de partis murmurent qu’« une prestation de serment ne suffit plus » et il faudrait instaurer une « charte de bonne conduite ». Bref, remplacer un outil faible par un encore plus faible.

Une charte est une sorte de mode d'emploi qui indique ce qu’il faut faire et ne pas faire quand on appartient à une communauté. C’est avant tout quelque chose que l’on s’engage à respecter au sein d’une communauté, comme la charte des vétérinaires, des utilisateurs, des journalistes, mais tout comme les vœux pieux à l’église, n’est juste sanctionné que par cette communauté de manière interne.

Les actes commis par nos élus relèvent souvent du pénal. En tant qu’élus, ils ne peuvent pas être simplement licenciés comme des employés. Rien n’a été pensé pour sanctionner nos hauts magistrats « si propres ».

On espère qu’à l’avenir l’on puisse aussi sanctionner le mensonge électoral. Car si l’on veut bien comparer les élections à un « contrat » entre les candidats et population, un non respect des normes contractuelles, mènerait à un jugement et à des sanctions. Actuellement, rien n'est fait pour sanctionner les fausse promesses électorales qui ont engrangé beaucoup de votes de citoyens pour les menteurs, voleurs.

Pour prendre l’exemple du Conseiller d’État PDC Serge Dal Busco, le dernier en date à être épinglé, un motto mérite d’être mentionné dans cette situation « nul n’est censé ignorer la loi » et vu son statut « ignorer les règles morales et éthiques ». Après tout, ils ne sont pas de simples oméga.

Commentaires

  • Nous devrions avoir le droit de licencier sans préavis et sans indemnités nos élus s'ils ne tiennent pas leurs promesses et s'ils comètent des actes contraires à la moral et l'éthique. Profiter des avantages liés à leur fonction est contraire à la morale et à l'éthique.
    Si n'importe qui de nous est engagé par un patron et ne fait pas le travail pour lequel il a été engagé, le patron le licencie. Et parfois les patrons licencient sans motif, parfois ils mobbent les employés afin de les désestabiliser et les induire en erreur ou pour pouvoir dire que l'employé "ne s'intègre pas" et ils le licencient sans ménagements. Alors nos chers élus qui sont si compétents n'ont qu'à bien se tenir.

  • Après tout on les surnomme avec raison, les serviteurs du peuple.
    De pareils serviteurs doivent être sanctionnés.

  • Soutien

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