Une police pour le retour des privilèges ?

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Les syndicats de police, profitant des déboires du service des votations, veulent faire revoter la loi sur la police, une réforme du conseiller d'Etat Pierre Maudet, soutenue au Grand Conseil par une majorité de députés - rappelons-le - incluant le PS et les Verts genevois, et acceptée par le peuple en votation populaire.

Or, la votation fut remportée par 54 voix d'écart. Et pourtant, jamais scrutin n'aura été aussi vérifié: compté deux fois, le recomptage donnant même un écart plus important que le premier totalisant 49 voix.

Mais voilà, les syndicats, galvanisés par les problèmes de leur ancien magistrat, et satisfaits d'être sous la tutelle d'un Mauro Poggia tout en rondeur, montent au créneau pour revenir sur la décision du peuple.

Et si la question de fond, était celle de leur fureur contre la suppression de leurs avantages? Car la Lpol, au-delà de la réorganisation des services, a surtout supprimé des privilèges comme les mécanismes d'avancements automatiques qui permettaient aux policiers de grader sur le seul critère de l'ancienneté, indépendamment de tout critère de compétence. On imagine sans peine ce que peut représenter cette mesure pour les gens travaillant dans l'économie privée, qui doivent suer sang et eaux pour évoluer dans leur entreprise.
La Lpol a également introduit le port obligatoire du matricule permettant aux citoyens de se défendre en cas de dérives policières, ôtant aux policiers une autre forme de privilège.

La police est un corps constitué respectable, dont le travail de ses agents est souvent admirable mais les syndicats en s'acharnant à remettre en cause une loi qui les concernent, alors que le procureur a confirmé qu'il n'y avait eu aucune fraude, en donnent malheureusement une image déplorable: celle d'une police factieuse, donc dangereuse.

Commentaires

  • Ils ont raison. On devrait revoter tout ce qui a été voté pendant les dernières 10 ans! Le peuple n'a plus confiance.

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