10/12/2018

Le roi est mort, vive le roi

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En ce début du mois de décembre 2018, Pierre-Yves Maillard a été élu à la présidence de l’USS, en remplacement de Paul Rechsteiner (conseiller aux États st-gallois, socialiste) et prend ses fonctions déjà ce mois même. Soutenu par le syndicat UNIA, il était en compétition avec la socialiste saint-galloise Barbara Gysi (représentante de l’APC Association du Personnel de la Confédération) et a gagné l’élection à la majorité absolue, avec 115 voix contre 82 pour sa rivale et 10 absentions.

Pierre Maillard quittera mai-juin 2019 le Conseil d’État vaudois, à la suite d’une élection partielle qui sera organisée en début 2019.



Taux de syndicalisation à la baisse : de 1945 à 2016

Depuis 1945, à la sortie de la 2eme guerre mondiale et jusqu’en 1985 le taux de syndicalisation (nombre de syndiqués divisé par le nombre de postes de travail) s’est maintenu en 40 ans aux alentours de 30% (avec un bas historique en 1970 à 26.5%). À partir de 1985 et jusqu’à l’an 2000 ce taux descend de 30% à 24%. Fin 2016 le taux de syndicalisation tourne aux alentours de 18.5%.


Un tournant de culture syndicale ?

Paul Reichsteiner, le consensualiste cède enfin son poste à un combattant digne de ce nom. Paul Reichsteiner appliquait une politique basée sur un « esprit d'ouverture, de pluralisme et de coopération » dans le mouvement syndical. Encore dans son dernier discours, ce dernier a appelé à développer à l'avenir une attitude positive à l'égard des migrants.

N’a-t’il pas oublié la mission première d’un syndicat ? S’attaquer aux problèmes de travail et défendre les travailleurs. S’atteler à travailler principalement sur quelque chose d’aussi impalpable qu’est le combat contre la discrimination envers les migrants, qui est principalement du ressort des autorités suisses et bien que ce soit très important, a détourné le monde syndical de sa mission originelle jusqu’atteindre une situation de crise.
Est-ce bien le rôle principal d'un syndicat que de faire de la sociologie à grande échelle et de la promotion de comportements ? Et ce, sans même pouvoir évaluer le résultat de son travail sur ce champ.

Pierre-Maillard, ce provocateur critiqué au sein du PS pourra-t’il redonner un nouveau souffle, un avenir syndical ?
Car ce monde syndical est au plus bas historique avec un effectif national de syndiqués qui fond comme neige au soleil, atteignant actuellement un taux de syndicalisation d’environ 18.5%.

Il est évident que Jean-Yves Maillard devra renouveler de manière abrupte l’USS, afin d’insuffler ce tournant culturel à la structure. Le personnel de l’USS, ses secrétaires syndicaux semblent être devenus des « fat cat » et le monde syndical se meurt si rien n’est fait au plus vite.

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Commentaires

Bon raisonnement, on comprend maintenant pourquoi les syndicats ne sont plus crédibles face aux salariés.

Écrit par : Valérie | 11/12/2018

Aie en lisant vite j'ai lu qu'il avait été mis à la tête de ..................l'URSS!!!!!!! le peuple de France nous montre la bonne voie, se faire entendre et se faire respecter sans passer par des politiciens, qui n'en ont, de toute façon, rien à faire, alors lui ou un autre!!!! Une mère célibataire avec un enfant, et qui travail, a moins de pouvoir d'achat qu'un migrant somalien à Genève! Même si la gauche et les médias disent le contraire, j'ai vu les chiffres!

Écrit par : Dominique Degoumois | 11/12/2018

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