04/02/2018

Les gentils politiciens

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Amis, ennemis, faire de la politique c'est aussi se faire des ennemis pour être fidèle à ses électeurs.
Alors comment se fait-il que certains politiciens plaisent à tous? Ce qui est sûr, c'est que les effets des décisions politiques seront assumées par la population.

Comment peut-on faire de la politique sans jamais se faire d'ennemis?
Un politicien élu qui n'a pas d'ennemis, ne peut forcément qu'abuser de son droit, de son joker, au "consensus", il me semble.


Cherchez le dindon de la farce

Il ne s'agit pas de tout casser, au nom des siens, mais il s'agit surtout de ne pas vendre les siens en prétextant de les avoir aidé sur un problème; mais un consensus ayant été nécessaire, ces derniers sont "encore une fois" en partie lésés.
Mais, si ces derniers sont lésés au nom du consensus, peut-on savoir comment la contrepartie a également été lésée au nom du consensus? Là, rares sont les politiciens qui vous montrent les sacrifices subis par les adversaires.
Peut-être qu'ils n'ont pas su ou pu vous défendre. Peut-être qu'ils ne sont pas si compétents ou si doués; sauf peut-être dans la défense de leurs propres intérêts, en pactisant avec les adversaires.


Est-il possible d'avoir des ennemis si l'on se fait des amis?

Là oui, bien sûr ! Je connais plusieurs cas de politiciens qui pratiquent le "saupoudrage" auprès de certaines catégories d'acteurs de prestations. Des politiciens qui donnent des subventions bien ciblées, au gré des intérêts personnels, ça existe. La bonne allocation des ressources suppose qu'elle soit faite de la manière la plus altruiste, la plus optimale avec efficience et efficacité, mais voilà que des politicien-ne-s utilisent les deniers publics pour leur intérêt électoral; ce qui signifie rester au pouvoir.

Sans vouloir donner des exemple particuliers, j'ai couramment rencontré des personnes mécontentes qui travaillent dans des branches "à fort besoin de subvention", car elles n'étaient pas aidées par la manne publique puisque les fonds auraient été donnés aux vassaux, ou en d'autres termes à des lèches-bottes, d'un "cercle de personnes politiques liés entre-elles par les intérêts personnels". Y aurait-il des cercles mafieux en politique? Euhhh, ... ouvrez les yeux !


Le dilemme des personnes exclues des subventions

Etant donné que ce sont les politiciens au pouvoir qui prennent la décision de collaborer avec les acteurs de la vie civile, ces personnes qui ne reçoivent pas d'aide financière de l'état ne devraient-ils pas, pour survivre, se mettre à courtiser le même "cercle de personnes politiques liés entre-elles par les intérêts personnels" ?
Juste un hic, peuvent-ils être sûr qu'ils seront acceptés par le club ? qu'ils seront soutenus au travers de subventions pour la réalisation de prestations ("à fort besoin de subvention") ? Eh bien non. On peut lécher les bottes de certaines personnes sans être récompensé en retour !


Des élections portant sur une période de 5 ans

Il faut dénoncer et faire de sorte de ne plus supporter les dérives des politiciens qui utilisent, directement ou indirectement, les deniers publics pour leur intérêt, voir l’intérêt d'un cercle restreint (contraire à l’intérêt collectif) !
Ces politicien-ne-s parlent bien, s'expriment bien, ils sont médiatiques et prétendent avoir effectué un bon bilan. Tout pour plaire.
Mais entre les mots et les actes il y a un bel écart. Souvent ils agissent en sens inverse de ce qu'ils disent et prétendent, sans que cela soit remarqué. Les citoyens ne se rendent même pas compte de cela, car en outre ils n'ont pas les moyens de tout vérifier.
Les braves gens, ils font confiance, même s'ils s'appauvrissent, jour après jour ! Et on ne se pose pas des questions ?


Commentaires

@ Alonso,
ce que vous décrivez là, ressemble à s'y méprendre, à de la corruption autorisée, légalisée et institutionnalisée. Corruption qui prend tantôt une forme passive, tantôt une forme active.

Essayez d'annoncer que vous voulez créer une association X, Y ou Z, mais que vous ne voulez pas qu'elle soit subventionnée par aucune autorité ni par aucun mécène. Que l'association ne compte que des gens désintéressés par l'argent et les privilèges petits ou grands, que l'association qui appartient à tous et à chacun des membres s'auto-finance et s'auto-suffise.

Vous aurez vite la réponse: Personne ne vous approchera. Par ailleurs, vous serez vite calomnié. Vous ne pourrez plus communiquer, on fera de vous une personne transparente, invisible et inaudible.

Il y a lieu de mener une réflexion de fond sur ces questions de subventionnement et sur le bien fondé des allégations d'utilité publique par les associations dit civiles, sociales, culturelles et artistiques. Souvent, un seul individu, proche d'un élu avec portefeuille, maître batelier, mène seul (ou avec un noyau restreint du comité), la barque sur laquelle il promène beaucoup de gens (des bénévoles) avec une considération différenciée pour chacune des personnes afin de semer leur isolement. Finalement, ces associations ressemblent à des tumeurs qui tuent littéralement le fait social de la société. Il en résulte pour celle-ci beaucoup de refoulements et de tensions violentes (thème de méditation).

Cette aphorisme peut vous paraître excessif. Dans la réalité, au déchiffrement, elle dépasse notre imagination. Il y a beaucoup de bassesse et de toxicité concentrées dans la plupart de ces formations satellitaires.
En France, l'observatoire de la vie civile dit qu'il se crée une dizaine d'associations par minutes à travers le territoire. En Suisse, il s'en crée probablement quelques dizaines par semaine.
On a créé du sociétal.C'est pratique pour opérer un changement de paradigme dans la conduite de masse vers l'uniformité, vers une sélection de tropismes: changer la nature, somme toute assez saine, des relations entre humains qui respectaient l'individualité de chacun (aberration: on parle beaucoup, aujourd'hui, des libertés et de la liberté d'expression pour neutraliser l'individualité et sa liberté de conscience).
En parallèle, vous savez sans doute que la CIA a surexploité ces phénomènes psychologiques et qu'elle a fait de la manipulation humaine une science, et une discipline à part entière... cristallisées dans l'enseignement des techniques de communication... (communication bien sûr unilatérale). La création de l'événementiel produisant beaucoup d'émotions conduit les gens à croire à son caractère solidarisant et participatif. En fait, il n'en est rien. On attire les gens, on les utilise de manière très circonstancielle puis on les élimine. Comme on piège les mouche avec du miel empoisonné. L'essentiel est d'obtenir de leur part l'assentiment si possible enthousiaste. (la fabrique du consentement par Noam Chomsky).

Je soutiens qu'il faut un groupe de personnes ayant bénéficié de ces expériences pour examiner cette question de très près afin de pouvoir disséquer la bête dans les détails et vous avez raison de la soulever. On pourrait reprendre tous les dossiers d'organisations subventionnées et y procéder à une sorte d'audit analytique pour faire ressortir les mécanismes et les procédés irréguliers qui ont été utilisés par les différentes parties dans le seul but de rendre la chose éligible à une subvention et acceptable pour les populations.

En général, il y a mensonge et fraude à toutes les étapes et cela concerne tous les protagonistes qui ont écrit ensemble toutes les partitions et distribution des rôles.

Écrit par : Beatrix | 08/02/2018

Beatrix, quel plaisir de vous relire.
Votre texte est très fin, quel plaisir de prendre connaissance de ce qui est et a été constaté, analysé et disséqué par d'autres personnes qui tentent de mettre des mots à nos fonctionnements/dysfonctionnements sociaux. Je vais me pencher un peu plus sur la question.
A bientôt.

Écrit par : Manuel Alonso Unica | 08/02/2018

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