28/02/2017

Sexe et politique font rarement bon ménage

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Je mentionnerai ici des cas qui ont réellement existé ailleurs pour chercher à savoir s’il serait possible que cela arrive sous nos latitudes genevoises, et quelles seraient les conséquences pour notre société du point de vue démocratique et du bon fonctionnement administratif.

Il y a un étroit lien entre pouvoir et sexualité : entre domination politique et domination sexuelle. Ce lien paraît bien malsain lorsqu’on pense que les dirigeants, à qui on a délégué la mission de nous servir, nous le peuple, s’octroient par pression (illégale) des avantages de tous types, même les plus honteux (selon les bonnes mœurs) qui ne se justifient pas pour accomplir leur travail.

Les grands dictateurs sont souvent fiers de montrer à la masse populaire leur « appétit sexuel », qui serait à leurs yeux synonyme de virilité, masculinité et force, tel que Berlusconi et Kadhafi avec l’épisode du bunga-bunga : qui soumet la femme à des actes forcés.
Cependant, en démocratie, bien que le pouvoir, cet aphrodisiaque, découple la confiance en soi et fait sentir les hommes politiques plus sûrs d'eux, il ne leur est pas possible d'outrepasser des limites de bienséance et de moralité.


Le cas de Valence : le bordel

Les préceptes du libéralisme défendent l’initiative privée et la libre concurrence. C’est bien ce qu’a compris un fonctionnaire de la région de Valence, en Espagne, qui a trouvé une bonne solution pour créer du « capital » (de la « propriété » selon les libéraux).

Les services les plus rares étant les plus chers, ledit fonctionnaire l’a bien compris et a mis en œuvre une activité accessoire bien connue par les milieux politiques de la région ; qui sont vite devenus clients.
« Ma petite entreprise ne connaît pas la crise » disait Alain Bashung dans sa chanson : une maison close. C’est bien le type de business qui fonctionne et comme diraient les économistes, la demande est inélastique ; c’est-à-dire qu'elle subit peu les variations de la demande car la clientèle reste fidèle au service/produit.


Un emploi fictif public

En janvier 2017, la presse espagnole a révélé que le fonctionnaire en question avait touché 10 ans de salaire sans travailler car il menaçait de dévoiler les noms des clients de son bordel qui avaient été filmés à leur insu. Les hommes politiques clients lui assuraient une totale impunité concernant le poste de travail créé expressément pour lui. Un hic, qui a toute son importance, c’était un bordel tant masculin que féminin pour des clients masculins ; ce qui aurait pu être encore plus embarrassant pour les hommes mariés.


Une autre situation de sexualité et politique

Fin 1999, Valence avait déjà fait parler d’elle sur un cas de meurtre d’une prostituée de l’Est, qui faisait chanter la haute sphère politique et économique de la région et tenait dans son carnet les souhaits de ses clients en matière de préférences et de déviations sexuelles.


A la merci d’autrui

En soi, la sexualité des politiciens ne concerne qu’eux et ne pose aucun problème dans la sphère publique. Ces derniers n’ont pas à répondre de leurs actes auprès de l’opinion publique, ni à justifier leurs pratiques sexuelles et fantasmes secrets. Cependant, la protection de la sphère privée ne doit pas s’appliquer en cas de perversion et lorsque l’élu est un prédateur sexuel.

Juste un point à préciser : le terme perversion ne s’applique pas aux pratiques telles que le fétichisme, le transvestisme, le sadomasochisme ou même, cela va sans dire, l’homosexualité. Ce qui est perversion, ce sont les pratiques qui débouchent sur des transgressions majeures, telles que le viol, l’inceste, la pédophilie, l’abus moral, …

L'assouvissement des pulsions sexuelles peut être lié à l'interdit et à la transgression et c’est dans cette situation que, pour garder secrets leur actes, nos chers élus peuvent s’exposer au risque de chantage ; dû à une honte (sociétale). Ceci peut avoir pour conséquence de biaiser les décisions politiques et corrompre le fonctionnement démocratique de la cité.
Là, nous sommes en droit de nous poser la question si nos deniers sont correctement gérés.


Quid à Genève

Qui à Genève n’a pas entendu que tel politicien genevois est coquin et fait ceci ou cela, sexuellement parlant, avec telle ou telle personne ? Ce type d’information vient souvent aux oreilles des citoyens même si elle n’est pas recherchée. Bien évidemment, chaque parti a son lot d’élus qui confondent apparemment pouvoir et sexualité.

Est-ce que nos élus font l’objet de « chantages » directs ou indirects, comme dans le cas de Valence ?

Est-ce qu’ils exercent leur fonction avec l’intégrité qu’il se doit, sans une contrainte liée à une gêne ou une honte de ce type ?

On peut se poser fortement la question, lorsque ces derniers sont prêts à tout faire pour que leurs agissements restent secrets. Hélas, pour eux ceci n’est pas toujours le cas, soit à cause d'une indiscrétion d’une des parties, soit à cause d'un témoin (direct ou indirect) peu scrupuleux.

Mais bien évidement, les rumeurs peuvent circuler injustement sur le compte de nos élus, ce qui viendrait contredire le dicton « il n’y a pas de fumée sans feu ».


Photo Credit: Alyssa Milano Sextape for Syria


www.alonsounica.com

www.genevechiens.com

QUI EST Manuel ALONSO UNICA ?

Commentaires

taubira son amant et 5 de ses amis guyanais dans son ministère de "l'injustice", l'info n'est pas passée dans le canard, ni sur libé, ni sur médiapart, pourquoi????

Écrit par : Dominique Degoumois | 28/02/2017

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