05/01/2017

Passé et futur : les prévisions économiques suisses de 2015, 2016 et 2017

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Il y a deux ans, le 15 janvier 2015 la BNS lâchait le « taux plancher » de 1.20 EUR/CHF. Selon les grands économistes et politiciens suisses, l’économie de notre pays allait s’écrouler. Les syndicats criaient même leur peur de voir chuter l’économie suisse et voir transférer les conséquences sur la tête des travailleurs.


Personnellement j’étais d’avis contraire, bien que mon entourage politique, qui est notamment non-spécialiste en matière économique entre autres, suivait le discours des sirènes.


Résultat sur le PIB 2015, 2016 et 2017

Depuis cette date, la Suisse a vu une croissance économique annuelle de 0.9% pour l’année 2015 et de 1.8% pour 2016. Pour 2017, l’accroissement prévu du PIB est de 2%.
Du côté de la zone euro, les chiffres pour la période 2015-2017 sont de 1.6%, 1.6% et 1.7%.
Pour la Suisse, l’on pourrait penser que l’année 2015 a surtout été plombée par les cris de peur des nostradamus de l’économie et du politique helvétiques.


Résultat positifs pour les petits

Pour finir, la décision de lâcher le taux plancher a favorisé de manière naturelle surtout la consommation intérieure (c’est-à-dire les ménages suisses), les entreprises plutôt de type PME et les entreprises qui ont une grande part de matières premières et de produits importés.
Le bonheur des uns fait forcément le malheur des autres.

Mondialisation oblige, il n’est pas naturel pour la population suisse d’avoir les inconvénients sans avoir les avantages y découlant du concept d’ouverture ; c’est-à-dire la baisse des prix découlant des produits importés.
La tenue du taux plancher déséquilibrait l’équation pour bien des ménages, PMEs et entreprises suisses, en favorisant les multinationales suisses de l’exportation.


Marché des devises

L’acte contre-nature de maintenir artificiellement le cours de la monnaie suisse, allait à l’encontre-même de l’unique marché qui est en concurrence « pure » et « parfaite » parmi les différents marchés financiers ; c’est-à-dire le « marché des devises ». Ce dernier est principalement basé sur la réalité des transactions économiques et est difficilement biaisable par de la spéculation. La tenue du taux plancher était justement le biais inacceptable.


Le lobbying des exportateurs

Les acteurs du lobbying des exportateurs, très présent dans l’hémicycle fédéral, criaient au danger économique suisse, car ils n’avaient plus cette « rente de situation » qui leur permettaient de tirer de grands profits à l’exportation.

Ainsi, va le monde, ceux qui se font le plus entendre, ne sont pas forcément les plus doués, mais plutôt ceux qui ont des intérêts propres les plus pressants et qui souhaitent tirer profit sur les autres ; notamment en leur faisant croire qu’ils maîtrisent ce qu’ils prédisent.
Le résultat « final » est souvent en défaveur de la masse crédule « le peuple » et en leur faveur.

L’on peut conclure que l’erreur est humaine et la ruse aussi.



www.alonsounica.com

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QUI EST Manuel ALONSO UNICA ?

13:00 Publié dans Air du temps, Causes et associations, Etat, Gouvernance, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Un billet très rafraîchissant.
Bonne année 2017, Monsieur Unica.

Écrit par : Chuck Jones | 07/01/2017

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