08/11/2016

Loyers usuriers aux Pâquis, le retour

5779190.jpg

En janvier 2016 on découvrait dans la presse qu’un propriétaire d’immeuble louait à des travailleurs détachés de Pologne des studios (partagés à plusieurs locataires) à prix usuriers. Il arrivait, au travers d’une « astuce » peu recherchée et immorale, à enfreindre tant le domaine de la location de logements par un loyer usurier que le domaine du travail en effectuant un dumping salarial indirect.


Les syndicats eurent vent de travaux effectués dans un immeuble aux Pâquis par des ouvriers étrangers et menèrent leur enquête. L’on apprit que le loyer d’un studio pouvait monter à plus de 5'000 francs. Vu que le promoteur immobilier était également propriétaire de l’immeuble en chantier, il profitait de l’occasion pour payer les travailleurs polonais en conformité avec la convention collective de travail (CCT) de la branche mais en leur ponctionnant au salaire brut un prix abusif du logement dans lequel ils dormaient, situé dans l’immeuble même en chantier. Le cas finit aux Prud’hommes.

Quelques mois après, rebelote. Une fois finie la rénovation de l’immeuble, qui était entièrement vide, la société propriétaire a mis sur le marché des logements meublés à presque 5'000 francs, en infraction avec les règles de la LDTR.

Ainsi, le loyer des appartements est majoré d’une marge concernant le « meublé » pour rentabiliser fortement l’investissement. Un hic, il n’est pas possible d’y avoir des appartements sous forme de location « meublés ».

Quand est-ce que la société pourra sortir du marché privé des personnes pareilles. Même si la justice leur donne tort, ces derniers continuent à agir dans le but de se refaire en continuant à abuser du système juridique et des gens qui sont piégées.

D’ailleurs pour illustrer cela, je vais vous raconter mon périple d’il y a quelques années. Ainsi, durant la période de mes études universitaires, l’immeuble dans lequel je logeais fut revendu à un promoteur très connu de la place. Dès ce moment, je dus me défendre constamment contre mon propriétaire qui me donnait congé de mon logement à moults récidives pour me chasser d’un appartement avec un ancien bail avantageux (ce qui me permit d’y effectuer justement mes études) ; en y prétextant malhonnêtement des raisons possibles de congé, mais ne remplissant nonobstant pas les conditions. Chaque fois, la justice lui donnait tort. Mais moi, les soucis et le travail de défense pour compléter mon dossier qui était soumis au Tribunal des baux et loyers, personne ne me le compensait. Je dus même me documenter et enquêter sur le domaine du proxénétisme à Genève, tellement le cas de mon immeuble était devenu complexe et malsain.

Ces promoteurs parasites empoisonnent constamment la vie des gens honnêtes et la justice devrait y tenir compte, car ces personnes se protègent par la liberté du commerce ; mais pas dans la limite des lois.

 

bandeau NEWSLETTER.jpg

 

15:09 Publié dans Air du temps, Audit, Causes et associations, Genève, Humeur, Pensées, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.