16/10/2016

Rendre les prestations sociales sociales

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Lorsque le dernier filet social, l’assistance, deviendra dans le futur une prestation courante de la population genevoise, on commencera à se demander si une erreur n’aurait pas été commise dans le passé.

Le passé ? Justement, le présent actuel est le passé du futur !

Agissons dans le présent tant qu’il est encore temps.


A force de voir évoluer les lois sociales dans la voie d’un durcissement de ses prescriptions dans le but d’assainir les Fonds financiers attachés à ces lois (par exemple Fonds AI, Fonds chômage, …), on finira par leur enlever la substance nécessaire à accomplir la mission qui vise à pallier le problème social. C’est bien de vouloir uniquement se concentrer sur les cas les plus graves et de se délester de certains cas, mais tout de même, le problème subsiste pour une partie des ex-prestataires.

Concernant la LACI, est-ce que passer de 2 ans d’indemnités d’assurance-chômage à 1 an et demi a solutionné quelque chose dans le domaine ? Des effets ont été vus, c’est-à-dire que le taux du chômage au niveau national a baissé, bravo.

Concernant la LAI, est-ce que la 5ème révision de l’AI, dont le but était notamment de primer la réinsertion aux rentes, a vraiment aidé tous les bénéficiaires précédemment à charge du Fonds ? Non, bien sûr que non, certaines personnes ont perdu leurs prestations AI, nonobstant leur mal subsistait, un handicap psychique découlant de douleurs psychogènes, un handicap invisible qui pouvait facilement être considéré par l’AI comme un abus de la part du prestataire, par faute de connaissance médicale suffisante de ce mal.

L’état mental des Suisses et des Suissesses, ne va pas s’améliorer avec ces transferts de personnes d’une institution à l’autre. Les personnes délestées des deux assurances sociales ont été rejoindre les prestataires de l’assistance sociale. Et là, je doute que les conseillers puissent valablement remplacer dans le conseil et le suivi les premiers ; qui étaient spécialisés dans les domaines propres.

On s’imagine bien que l’Hospice général fasse parler de plus en plus de lui, notamment en ce qui concerne la manière de gérer les dossiers-humains.

Si M. Mauro Poggia se concentre, actuellement sur la petite part de fraudeurs aux prestations sociales, on serait en droit de se poser la vraie question concernant ce service public, remplit-il sa mission ?

Ne faut-il pas plutôt mettre la priorité sur l’amélioration des conditions de travail des gestionnaires et assistants sociaux afin de leur permettre d’exécuter leur profession dans de bonnes conditions ?

Les lois sociales sont orientées sur des missions importantes et non pas sur le contrôle du contrôle, comme paraissent se perdre les institutions sociales genevoises.
Le méta-travail est une sorte de bureaucratie qui coûte cher à la société ; et une maladie des institutions publiques actuellement.

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