11/10/2016

Le 12 octobre selon sa vision

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Cette date me donne à penser 3 thèmes:

  1. L'aventure de Christophe Colomb sous l'angle économique actuel
  2. Le ressenti selon le nom donné à cette journée
  3. Le danger de mêler religion et politique au vu des conséquences de la découverte des Amériques

Naissance du capital risque

Je ne peux m'empêcher de mettre une note "économique" sur cette date. L’aventure de Christophe Colomb relative à la découverte des Amériques le 14 octobre 1492 faisait suite à la première convention (contrat) de l’histoire du « capital risque » ou en anglais « Venture Capital » ; entre Colomb et les Rois Catholiques.
L'investisseur qui risquait beaucoup par rapport à la probabilité de gagner est né lors de cet événement. Cependant, dans le "capital risque", lorsqu'un business fonctionne, il couvre largement les pertes des projets qui ont terminé sur des pertes.

 

Nom de cette Journée

Alors que les visions divergent sur la « découverte du Nouveau Monde » le 12 octobre 1492, les pays d’Amérique latine montrent disparité d’approches sur la symbolique de cette journée et ce qu’elle peut représenter actuellement dans la société  et non ce qu'elle a représenté antan. 

L'Espagne a baptisé cette journée la « Fête nationale espagnole » et « Jour de l’Hispanité ».

Du côté du continent américain cette journée, qui porte de multiples noms est liée à la politique de chacun des pays en fonction de leur perception sur la journée de la découverte des Amériques ; perception positive ou négative.

Le Mexique, la Colombie nomment cette journée « Fête de la Race ».
L’Equateur dédie cette journée au métissage et nomment cette journée « Journée de l’Interculturalité et Plurinationalité ».
En Argentine, Cristina Kirchner baptisa en 2010 cette journée « Jour du respect de la diversité culturelle », alors que précédemment c’était la « Fête de la Race ».
Au Venezuela, Hugo Chavez a nommé en 2002 cette journée « Jour de la Résistance autochtone ».
Au Chili, cette journée est toujours communément appelée « Fête de la Race », cependant depuis 2000 elle se nomme officiellement « Journée de la Rencontre des deux mondes ».
A El Salvador cette journée porte le nom de « Jour de l’Hispanité » à l’instar de l’Espagne.
Au Nicaragua, le nom actuel de cette journée est « Journée de la Résistance autochtone » après avoir eu le nom de « Fête de la Race » et « Jour de l’Hispanité ».
Les Etats-Unis, qui a 16% de sa population composée d’hispaniques, a nommé cette journée le « Jour de Colomb ». A savoir, que du 15 septembre au 15 octobre, cette période d’un mois est dédiée à l’hispanité et la nomme « Mois de l’Héritage hispanique ».
Le Brésil et Cuba, quant à eux, ne fêtent pas la journée de la découverte des Amériques. Le Brésil y consacre cette journée à la sainte patronne du pays « Notre Dame Aparecida » : la Vierge Marie.

 

Religion et politique, ou la laïcité

L'histoire relative à l'épisode de la découverte des Amériques par Christophe Colomb nous a prouvé, nous occidentaux , que la religion fut à cette époque un élément très contesté dans l’histoire, car elle se mêla à la politique : le Rois Catholiques y étant pour quelque chose.

Doit-on encore rappeler que religion et la politique doivent être dissociés afin que ces deux domaines ne s’entachent pas l’un l’autre ?

Il faut garder la religion en son antre et surtout ne pas l’imposer aux autres auquel cas du sang coulera inutilement, encore et encore. Bien qu’on dise qu’au final il n’y a qu’un Dieu, les différents représentants utilisent la religion pour conquérir les autres contrées.

La laïcité dans l’Etat n’est pas l’opposé à la religion mais un contrepoids à ses effets, un normalisateur dans les bonnes relations entre tous les humains.

 

14:00 Publié dans Air du temps, Causes et associations, Etat, Humeur, Pensées, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

Commentaires

Je dérive un peu de l'objet initial de votre billet pour évoquer la notion de "capital risque".
Que pensez-vous de la posture des entreprises suisses dans le domaine de l'énergie qui justifient la durée de vie de nos centrales nucléaires au-delà du raisonnable avec le chantage de faire porter les frais d'un démantèlement sur la population du pays ?
Qui prend les risques ? Qui assume les conséquences ?
Et je ne parle ici que de démantèlement. Il faudrait prendre en compte le stockage des déchets hautement toxiques pour avoir une vision globale de l'incurie de nos autorités.

Écrit par : PIerre Jenni | 13/10/2016

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