07/10/2016

PIB indicateur de malheur

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Quel sens a la course à l'accroissement du PIB (Produit Intérieur Brut) pour un pays et sa population ? Est-ce que cet indicateur est un indicateur du bien-être également ? Cela reste à voir. Pour ce faire il faudra passer par les théories d'économie pour expliquer cela. Il faut rester tout de même terre à terre et ne pas se laisser hypnotiser par les formules économiques et rester dans le langage humain (les mots).


Si je veux que les non économistes puissent poursuivre le texte dans la lecture, je vais résumer grossièrement la partie de macro-économie et micro-économie, c’est pourquoi je demanderai aux économistes de ne pas me tenir rigueur quant au manque de détail et sur les raccourcis grossiers.

 

Produire, produire, produire, et l'humain devient un instrument brut de production qui ne cherche pas à travailler pour vivre, mais vit pour travailler.

Le PIB a pour objet de quantifier la production de richesse intérieure réalisée par un pays sur une période d’un an. En définitive, le PIB est un agrégat qui représente le résultat final de l'activité de production des différentes unités de production dans ce pays ; les entreprises principalement.

Et voilà que je commence à me souvenir mes cours de micro-économie qui disaient que la fonction de production exprime la relation entre les facteurs de productions et la quantité produite. Les facteurs de production étant principalement le « travail » (les travailleurs en définitive) et le « capital ». A relever le fait que de manière générale, l’on doit rémunérer les facteurs de production pour y a voir un résultat ; les travailleurs sont rémunérés au travers des salaires et le capital étant rémunéré au travers d’intérêts et/ou dividendes.

Ok nous voici parés pour commenter, si le PIB augmente car les facteurs de production ont bien participé à cette production, comment se fait-il que le facteur « capital » (les capitalistes en définitive) soient mieux et prioritairement rémunérés par rapport au facteur « travail » (travailleurs en définitive) auquel l’on rechigne l’augmenter ?

Donc, lors de la création du PIB, pourquoi le travailleur doit se ruer à l’accroître (le PIB) s’il n’y tire pas également un certain avantage au travers de l’augmentation de son salaire ?
Bien évidemment, gros salaire ne signifie pas toujours grand bonheur, mais tout de même devoir travailler pour finir le mois en comptant les fonds de poche pour s’en sortir, n’est non plus pas une partie de plaisir.

Avoir un salaire suffisant pour vivre, et avoir la plus petite période de vie à dédier au travail permet de laisser un solde d’heures de vie qui peuvent nous permettre de rechercher et atteindre le bonheur dans ce laps de temps libre !

Quelqu’un a déjà vu un billet de banque travailler à la place d’un travailleur ? Non bien évidemment que non, alors arrêtons de donner de l’importance au « capital » (et les actionnaires et prêteurs de fonds qui s’y trouvent derrière) et mettons l’humain au centre du monde, au centre de la production, car c’est le facteur « travail » qui est l’important dans la vie.

Le PIB n’est qu’un indicateur pris au sérieux que par les personnes avides et anormalement affamées d’argent ; qui peuvent être autant des capitalistes que certains travailleurs qui ne vivent que pour avoir le salaire le plus grand et qui ne cherchent pas à atteindre l’optimum dans la vie.

12:00 Publié dans Air du temps, Etat, Gestion et finance publique, Pensées, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

Commentaires

Pour un développement du sujet, voir le BNB du Bhoutan.

Écrit par : Pierre Jenni | 07/10/2016

@Pierre Jenni: Effectivement, là, avec un indice de bonheur (non pas exprimé en unités monétaires) on verrait mieux qu'il se pourrait qu'avoir un salaire plus bas pourrait donner plus de bonheur :-)

Écrit par : Manuel Alonso Unica | 08/10/2016

Si je m'en réfère aux sirènes de quelques économistes de pointe et autres experts de la finance, il semblerait que nous n'ayons pas appris les leçons de la crise de 2008 et que nous allons donc vivre très prochainement un véritable enfer économique avec l'effondrement de la finance mondiale.
La monnaie, comme on la connaît n'existera bientôt plus. Elle est déjà virtuelle depuis que l'on a abandonné l'étalon or et sa compensation dans les coffres des banques nationales.
En outre, comme l'annonce Jeremy Rifkin depuis plus de 20 ans, nous approchons de la fin du travail pour tous avec un cocktail détonnant :
- Explosion démographique. Décuplement de la population mondiale en à peine 300 ans.
- Augmentation importante de l'espérance de vie. Notamment avec la médecine génétique.
- Automation et robotisation de la plupart des tâches.

Il est donc parfaitement inutile de continuer à raisonner en termes de salaires, car le statut même de salarié est déjà en voie de disparition avec l'ubérisation de la société.

Bref, il faudra vraiment commencer à envisager sérieusement le RBI, qui s'imposera de lui même universellement à moins de dix ans. Si nous aurons survécu à la prochaine catastrophe annoncée qui risque bien d'être sanglante.

Écrit par : PIerre Jenni | 08/10/2016

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